Catalogues d'exposition

  • Pierre-Auguste Renoir, Richard Guino, sculptures, dessins
    Paris – Hôtel Bristol
    Cat. éd. à Nice, nov. 1974
    Textes de Paul Renoir et Michel Guino

  • Rétrospective Richard Guino, sculptures, dessins
    Cagnes-sur-Mer – Maison de Renoir aux Collettes
    Cat. éd. à Cagnes-sur-Mer, 1977
    La sculpture à Cagnes – présentation de Denis-Jean Clergue, conservateur des musées de Cagnes-sur-Mer

  • Ricard Guinó, escultures i dibuixos
    Espagne, Gérone – Sales municipals d’exposició
    Cat. éd. Ajuntament de Girona, oct. 1992 (catalan)
    Ricard Guino, un escultor noucentista ? – Narcis Comadira, historien de l’art
    Retorn a casa – essai de Francesc Fontbona, historien de l’art

  • Pierre-Auguste Renoir – Richard Guino
    Monaco, Galerie Henri Bronne
    Cat. éd. Monaco, 1994

  • L’impressionnisme dans la sculpture de Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino
    Italie, Busto Arcizio – Museo delle Arti Palazzo Bandera
    Cat. éd. Castellanza (VA), mars 1997

  • Renoir-Guino, sculptures
    Autriche, Klagenfurt – Stadtgalerie
    Cat. éd. Stadtgalerie, 2001 (allemand et anglais)

  • L’érotisme dans l’art de Richard Guino
    Paris – Galerie Spicilège, Louvre des Antiquaires
    Cat. éd. Paris, 2006
    Présentation de Lydia Harambourg, historienne de l’art

  • De Cézanne à Picasso, chefs-d’œuvre de la galerie Vollard
    États-Unis, New-York – The Metropolitan Museum of Art
    États-Unis, Chicago – The Art Institute of Chicago
    Paris – Galeries nationales du Grand Palais
    Cat. éd. Paris RMN, juin 2007
    Vollard éditeur des bronzes de Maillol : une relation controversée – essai d’Emmanuelle Héran, conservateur musée d’Orsay

  • Renoir et les familiers des Collettes
    Cagnes-sur-Mer, Musée Renoir
    Cat. éd. Vence, juin 2008
    Renoir-Guino : duo-duel – essai de Guillaume Aral, docteur en droit, directeur de la galerie Ferrero, Nice

  • Renoir au XXe siècle
    Paris – Galeries nationales du Grand Palais
    Cat. éd. Paris RMN, sept. 2009
    Renoir sculpteur ? – essai d’Emmanuelle Héran, conservateur du patrimoine, commissaire de l’exposition pour la sculpture

  • Paris Perpignan Barcelone, l’appel de la modernité (1889-1925)
    Musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud
    Cat. éd. Perpignan, 2013 (français et catalan)
    Paris Perpignan Barcelone, la modernité réinventée – essai de Claire Muchir, responsable du musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud, co-commissaire de l’exposition
    Entorn del mediterranisme – essai de Francesc Fontbona de Vallescar, historien de l’art

  • Renoir entre mujeres
    Espagne Barcelone – Fondation MAPFRE
    Cat. éd. MAPFRE, 2016 (espagnol et français)
    Un artiste catalan auprès de Renoir, Richard Guino – essai de Julie Gandini, conservateur en formation, Institut national du patrimoine
    “L’argile idéale” – essai d’Ophélie Ferlier-Bouat, conservateur sculpture musée d’Orsay

  • Un autre Renoir
    Musée d’art moderne de Troyes
    Cat. éd. Snoeck, 2017
    Un autre Renoir – essai de Daphné Castano, conservatrice du musée d’Art moderne de troyes
    Madame Renoir – essai de Paul Perrin, conservateur musée d’Orsay

PUBLICATIONS

  • Journal – Regard sur l’art et les artistes contemporains 1889-1937
    Comte Harry Kessler
    Paris, 2017
    Éd. de la Maison des Sciences de l’Homme
  • Renoir Sculpteur
    Paul Haesaerts
    Bruxelles, 1947
    Éd. Hermès
  • Ricard Guinó et Joaquim Claret : le destin de deux sculpteurs catalans en France face à la Grande Guerre
    Christina Rodriguez Samaniego
    Cahiers de la Méditerranée n°82, 2011
    > article consultable en ligne
  • Le dernier Renoir, les années azuréennes
    Virginie Journiac
    Nice 2013
    Éd. de Nicéphore
  • Les procès de l’art
    Céline Delavaux, Marie-Hélène Vignes
    Paris, 2013
    Éd. Palette

À suivre…

Études universitaires

  • Richard Guino, du praticien classique au sculpteur moderne
    Anne-Gaëlle Troadec
    Mémoire d’étude présenté dans le cadre d’un cursus en management culturel du Groupe EAC, Paris 2005

  • Richard Guino (1890-1973), un artiste décorateur de la première moitié du XXe s.
    Julie Gandini
    Mémoire d’étude (1ère année, 2ème cycle) présenté sous la direction de Catherine Chevillot – École du Louvre, Paris 2011

  • Richard Guino sculpteur, 1890-1973
    Élodie Mercier
    Mémoire d’étude (2ème année, 2ème cycle) présenté sous la direction de Claire Barbillon (M2) – Université de Paris Ouest La Défense – Nanterre, 2011

  • Richard Guino (1890-1973) et les arts graphiques
    Julie Gandini
    Mémoire d’étude (2ème année, 2ème cycle) présenté sous la direction de Mme Catherine Chevillot (M2) – École du Louvre, Paris 2012

ARTICLES DE PRESSE

  • Ricard Guinó, el silenciós col·laborador de Renoir
    Francesc Fontbona
    Espagne, Gérone
    «Serra d’Or» (Montserrat), année XIV, n°158 (15 nov. 1972), p. 31-32

À suivre….

ARCHIVES DIVERSES

  • Souvenirs de Richard Guino
    Denis-Jean Clergue

    Cagnes-sur-Mer, Archives du Château-Musée Grimaldi
    Cahier d’activités n°9, inv. 67-20, 1966-67

    Conservateur des musées cagnois de 1946 à 1977 et créateur du musée Renoir au domaine des Collettes en 1960, Denis-Jean Clergue a laissé des notes très complètes qui constituent de précieux témoignages pour documenter son travail. Ainsi relate-t-il ses entretiens avec Guino, le sculpteur étant retourné à plusieurs reprises dans l’ancienne demeure du peintre où il avait vécu, du temps de leur collaboration, avec sa compagne. En janvier 1964, Guino et Clergue posent aux pieds de Venus Victrix à l’occasion de l’inauguration du bronze édité par la ville de Cagnes-sur-Mer, œuvre phare du duo Renoir-Guino créée cinquante années auparavant (voir Œuvre-vie).

  • Archives juridiques :
    – Rapport de l’expert Alfred Daber, 1969

    Expertise ordonnée par le tribunal de grande instance de Paris : après une analyse minutieuse des œuvres, de leur processus de création et l’audition de nombreux artistes et critiques, l’expert conclut à l’empreinte personnelle incontestable de Guino sur des œuvres qu’il a réalisées en jouissant d’une grande liberté de création.
    – Jugement du 11 janvier 1971

    Le tribunal de grande instance de Paris “déclare toutes les sculptures soumises à l’examen de l’expert et exécutées par Guino en collaboration avec Renoir, plus que suffisamment personnelles, pour conférer à Guino le droit à la qualité de co-auteur”.
    – Jugement du 9 juillet 1971
    La cour d’appel confirme le premier jugement et ordonne une seconde expertise pour évaluer les exploitations intervenues depuis l’assignation, en 1965, afin que le sculpteur soit indemnisé en conséquence.
    Arrêt du 13 novembre 1973
    La cour de cassation rejette le pourvoi formé par la famille Renoir et met un terme au procès. Mort le 2 février 1973, Guino ne verra jamais son nom associé à celui de Renoir sur les sculptures issues de leur collaboration.

Extrait du Jugement du 11 janvier 1971
Tribunal de Grande Instance de Paris
…/…
Attendu d’ailleurs que ces jugements de valeur, partagés par François Fosca, éminent criti­que, par Paul Haesaerts dans son livre “Renoir sculpteur” et encore bien souvent par les auteurs de catalogues de ventes publiques, sont surabondants ; qu’il est maintenant prouvé par les documents et les renseignements complets fournis au Tribunal que Guino n’a nullement sculpté en état d’esclavage, Renoir ayant d’ailleurs, au début, simplement manifesté le désir de lui donner des conseils ;

Attendu que la légende de la baguette conductrice, et non simplement indicatrice, d’ailleurs par intermittence, a été accréditée par Ambroise Vollard, inventeur de la sculpture “par T.S.F.”, selon la boutade d’un critique avisé. Que cette légende a notablement contribué à égarer l’opi­nion ; que dans son ouvrage, Haesaerts en a fait justice ;

Attendu qu’une telle servitude eût stérilisé toute création ; qu’en réalité, Guino a travaillé seul pendant des heures entières parfois même à Paris loin de Renoir, qu’ainsi, Vollard écrit à Guino le seize juin mil neuf cent quatorze “Renoir est arrivé, pourriez-vous lui apporter la pen­dule pour la terminer chez lui”, que le modèle de Renoir a déclaré que, lorsqu’elle posait, pour le peintre, Guino, qui travaillait dans un autre atelier, venait lui demander son avis pour quel­ques détails, sans plus (rapport de l’expert, page soixante dix huit) ; que certains des héritiers de Renoir eux-mêmes, dans des lettres alors pleines d’affection et d’amitié pour Guino, ont reconnu cette collaboration intime, l’indépendance du sculpteur étant assurée d’ailleurs par Vollard, qui le payait, sans que le peintre eût à intervenir ;

Attendu qu’il suffit enfin d’examiner certaines œuvres exécutées par Guino seul (catalogue Guino, page trois, quatre, six, huit, vingt, vingt-trois, trente notamment), et de les comparer avec les œuvres de collaboration (notamment la grande laveuse, laveuse accroupie, étude pour petite laveuse, jugement de Pâris, etc.), pour y retrouver l’empreinte de la même main dans le volume et le mouvement de bras, le port de tête, l’attitude, un style rappelant celui de Maillol, peut-être moins plastique, mais ingénu et gracieux ;

Attendu qu’ainsi, on est loin du cas de l’élève d’un peintre ou d’un sculpteur terminant, ébauchant ou complétant une œuvre du maître dans l’exercice d’un même art, qu’il s’agit d’une sculpture érigée des pieds à la tête si l’on peut  dire, par un sculpteur donnant sous les hautes indications d’un peintre parfois très espacées, le frémissement de la vie à un muscle, la consistance à un volume solide, la grâce à un geste, etc. ;

Attendu qu’en matière d’arts plastiques, l’inspiration n’est pas détachable de l’exécution, que le cerveau et la main ne font qu’un, sous peine de mort, comme il est facile de le consta­ter en examinant l’œuvre sans vie et sans art sculptée après la collaboration de Guino, par Morel, incapable de traduire et d’adapter soit par excès de soumission, soit faute d’un talent d’adaptateur suffisant ; qu’enfin il n’est pas inutile de rappeler, avec l’expert, que les rares œuvres sculptées par Renoir seul avant la collaboration, sont chevrotantes et mal assurées, le grand maître souffrant déjà de paralysie ;
…/…

[Le tribunal, par ces motifs,]
Déclare toutes les sculptures soumises à l’examen de l’expert et exécutées par Guino en collaboration avec Renoir, plus que suffisamment personnelles, pour conférer à Guino le droit à la qualité de co-auteur
, sauf selon l’avis de l’expert et de Guino lui-même, trois médaillons représentant Delacroix, Ingres et Corot, que Guino sera libre de divulguer à sa guise mais sous sa seule signature ;
…/…